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    [CM4] La culpabilité dans Le Tambour (BRUT)

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    Albany
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    [CM4] La culpabilité dans Le Tambour (BRUT)

    Message  Albany le Mar 01 Avr 2008, 9:20 am

    On va parler du tambour.

    La culpabilité.
    Narration éclatée et poids de la culpabilité.

    Ecrire après Auscwhitz continue à poser des problèmes. Comment parler de la tragédie? Un critique s'interroge sur cette question, Guiastick, selon lui l quewtion principale de Grass : comment le roman va t-il dégager une voie nouvelle d'expression pour dire le traumatisme allemand sans être dévitalisé par lui? Ce qui veut dire parvenir à rendre le traumatisme dans toute sa force sans tomber dans la litté purement engagée. Concilier idéologique et esthtétique

    Après a guerre grass est devenu ami avec Celan Paul. Figure importante de sa vie, Celan est un ancien déporté d'Aus qui finira pas se suicider, ne pouvant vivre avec le poids de cette tragédie sur la conscience. C'est grâce à Celan que Grass comprend qu'aus n'a pas de fin, que la tragédie n'a pas de fin. GG veut penser l'avenir moral et politique de son pays en y intégrant Aus.
    Il comprend que quand il va écrire, il faut qu'il parle du passé. Il essaie au début de s'y détourner mais finalement qu'il faut en traiter par l'écriture. Dans Pelurs, « impossible de contourner la masse des éboulis du passé ». Le roman Le Tambour sera donc l'histoire de la grandze faute de l'allemagne. Il va inté »grer l'ombre d'aus en parlant des csqcs des camps et de la guerre sur la conscience allemande.
    Dans « journal d'un escargot », déclaratino revelatrice « si je voulais oublier, si vous ne vouliez pas savoir commene,t lentement on arrive à la, des mots d'une ou deux syllabes pourraient nous rattraper : la faute et la honte encore, deux limaces intrépides qu'on ne peut arreter ». IL faut tenter de s'en libérer.
    Son souhait et sou but c'est de ne pas recoudre la déchirure. Il faut réveler la blessure béante, non fermée, non cicatrisée. Rien ne se guérit , le but c'est de les montrer au grand jour.

    Il a été lié au « Groupe 47 », crée en 1947. C'est un groupe auquel il a participé et qui decernait un prix chaque année. Son livre a eu un prix en 1959. Les membres de ce groupe se réunissaient et lisaient des passages de leurs oueuvres. GG se faisait connaître par ses extraits de poésie. Ce groupe est aussi politique. Il regroupe des ecrivains qui voulaient débarrasser la langue allemande du nazisme. Ils pronaient une écriture dépouillée, sans manierisme, sans utopie, sans embelissement excessif. Ils refusaient de se replier dans le confort moral et intellectuel de ces années là.

    Son but est de parler de la faute et du poids de la culpabilité qui pèse sur tout un peuple. C'est sa façon de faire son devoir de mémoire après Aus. Voir les conséquences néfastes.

    Comment la culpabilité est inscrite dans le roman, sous quelle forme? Comment se manifeste thématiquement et structurellement.
    Ce thème est essentiel, peut-être le thème majeur, et c'est aussi un des grands thèmes des deux autres livres du programme.


    Inscirption thématique de la culpabilité dans l'oeuvre.

    A la fois individuelle et collective. Il est important de voir la manière dont Oscar represente la culpabilité collective. Oscar est un personnage qui concentre en lui une extreme culpabilité qui s'accentue au fur et à mesure, qui reflète finalement celle du peuple tout entier. De cette manière GG nous dit qu'il n'ya plus d'innocence en All à l'epoque, le pays a franchi un point de non retour. La culpabilité envahit tout, plus d'innocence ne semble désormais possible.

    La culpabilité d'Oscar

    Le parcours d'Oscar est marqué par une culpabilité grandissante, qui va le ronger de plus en plus dans le roman et dans sa vie. Cette culpabilité est visible à travers les morts qui cheminent sont parcours. On va se concentrer sur 4 morts essentielles : mort de la mère, de Jan Bronsky, du père, infirmière Dororthée. Femme dont il s'éprend.
    Dans les trois premiers cas, la mort n'est pas directement due à Oscar, il va pourtant s'en accuser. Pour la mère ce n'est pas très net, certes elle peut être perturbée par le fait que son enfant ne grandisse pas, mais elle a aussi un piège amoureux dont elle n'arrive pas à sortir. La culpabilité d'Oscar devient plus nette avec les deux autres. Oscar trahit son oncle, se dit Judas envers lui en le livrant aux allemands, en le rendant coupable. p261 ils s'accusent de ces deux morts, la mère et l'oncle. Avec le père la faute devient encore plus grave, il va trahir son propre père qu'il n'aime pas. Oscar lui rend l'insigne quasiment devant les russes, le père va l'avaler et s'étouffer avec. Il condamne à mort son père. p428 « oscar se fit un aveau, il avait tué matzera de propos déliberé ».
    Donc responsabilité de plus en plus grande, ainsi que la culpabilité, Oscar est saisi de remords. C'est surrtout dans la troisième partie du roman que va se produire un meurtre réel, celui de Dorothée, infirmiere qui loue une chambre voisine de la sienne. Oscar en tombe amoureux parce qu'il a le fantasme des infirmières. Atmoshpere enigmatique, il va dans un champ de seigle et récupère un doigt, considéré comme celui de l'infirmière. On suppose qu'il est coupable de ce meurtre. Il sera jugé et placé en clinique psychiatrique.
    Il est vu par un témoin, Vicklard, qui devient ensuite un de ses amis. Il est accusé du meurtre mais ne le reconnaît jamais. Une sorte de doute plane. Ascension du sentiment de faute et part de responsabilité de plus en plus grande. Montée en puissance donc. Il terminerait son récit en vrai coupable.

    Cette culpabilité qu'il porte en lui, elle révèle au fond la culpabilité du peuple tout entier. La culpabilité collective est derrière ses meurtres. Il semble que Oscar soit l'incarnation même de la faute humaine, du péché. A l'académie, le professeur couronne Oscar. Il incarne la faute humaine p489. C'est comme si la dimension universelle de faute se résumait en lui. P518 lui même le reconnait. Il conseille au peinte de voir en lui la faute. Il est tellement emprunt de culpabilité qu'elle ressort, qu'elle est visible. Il incarne la culpabilité allemande d'après-guerre.

    Le parcrous d'Oscar nous l'a montré indifférent aux catastrophes. Quand il arrive à l'université à Dusseldorf, lui-mêmem se compare aux autres et dil qu'il n'est guère différent. Oscar montre qu'il y a une culpabilité que personne ne veut assumer. « Finissons-en maintenant ». On refuse la mauvaise conscience; le passé doit être évacué au plus vite qu'elles qu'en soit les conséquences. Critique du peuple dans son ensemble. Oscar n'est pas meilleur que les autres.

    A la page 604, Oscar déclare qu'il est coupable si on insiste, et innocent si on ne demande rien. Refus de reconnaître et d'avouer. Attitude du peuple allemand dans son ensemble. Culpabilité individuelle et collective vont de pair dans le roman entier. Elle se tradiut à travers des figures précises :

    On a trois grandes figures de culpabilité.
    La première c'est Rasskolnikoff. Peintre qui parle sans cesse de faute et d'expiation. Ce surnom vient du roman de dostoievsky, crime et châtiment. Personnage qui incarne la faute, modèle de culpabilité littéraire. Rass a tué une vieille femme et n'arrive pas à se libérer de la culpabilité et du remord après ce meurtre. Ici, c'est comme si Oscar était confronté à un personnage qui le rapelle, parce qu'il parle sans cesse de la faute et de l'expiation. Le personnage de la page 501 lui rappelle sa part de responsabilité. Dialogue qui se met en place. Rass veut le peindre avec un tambour entre les mains. Pour Oscar, le tambour incarne la faute. Ici, le récuperre c'est le ramenre à sa faute passée. Rass lui rappelle que l'expiation n'existe pas, que Oscar est toujours coupable. Les paroles du peinte nous font comprendre qu'il n'y a plus d'innocence possible.

    Les deux autres figures reviennent de manière plus récurrente, plus importante.

    Lucie Rennwand. Deuxième figure. Jeune fille de 17 ans, soeur de deux adoleschents membres de la troupe des tanneurs. Oscar à un moment donné rencontre cette troupe et en devient le chef spirituel. Cette JF lui fait peur, c'est pour lui une figure fatale. Elle va renvoyer Oscar à sa propre culpabilité. Il est surtout inquiété par son visage en force de triangle. Visage et sourire triangulaire. Figure maléfique, le triangle n'est pas anodin. La figure est liée à l'association entre mort et sexe. Rappelons nous le triangle érotique qui finit par la mort. Un deuxième triangle est important, celui de Maria. Il dit que ça sent l'odeur de terre dans laquelle se décompose Jan Bronsky. Association entre le sexe et la mort. Le triangle de Lucie lui rappelle sa culpabilité. Et elle rappelle le visage de la sorcière. Oscar n'avouera jamais. Au moment du procès, tous reconnaissent leurs fautes sauf Oscar. Il voit Lucie comme une figure fatale qui a fait tomber tous ses compagnons mais pas lui. Elle évoque une sorcière.

    Troisième figure la plus importante : la sorcière noire. C'est une image qui vient d'une contine pour enfants. Figure effrayante qui surgit et ressurgit dans le roman dans l'imagination d'Oscar. Chaque fois question faute ou culpabilité il est question d'elle. Et elle grandit au fur et à mesure du texte. Allégorie de la culpabilité, elle grandit avec la culpabilité d'Oscar. En fait elle envahit de plus en plus la conscience du personnage. A la fin elle est plus présente que jamais. Dans la station de métro à la fin il est persuadé qu'elle est là. Signe que la culpabilité est omniprésente et impossible à maîriser. La culpabilité envahit la fin de la narration. p624+. Dernière image est celle de la sorcière noire qui a envahit Oscar. Il comprend alors qu'elle était présente dans chaque événement de sa vie. Oscar reprend à la fin tous les éléments du roman pour dire qu'elle était là à chaque fois, présente depuis le début.

    Oscar tente tout au long du récit dze se protéger de cette culpabilité. Il cherche des refuges constamment. Par exemple les jupes de sa grand-mère. Il cherchait « le retour aux origines ». Quelque part Oscar voudrait bien retrouver son état d'avant la naissance. Retourner à l'innocence, avant d'être né. C'est impossible et la culpabilité l'emporte. Il n'arrive pas à lutter contre la faute qui l'envahit. Est-ce que Oscar narrateur s'en sort mieux? Le but est de se libérer de son poids. On va voir que la narration d'Oscar ne l'aide pas plus à s liberer que le reste. Elle reflete la culpabilité du personnage plus qu'autre chose. Qu'oscar soit narrateur au personnage il est envahit par cette culpabilité qui triomphe toujours. (2e point c »tait, dans la narratino meme la culpabilité)

    Quand Oscar demande du papier pour écrire, il demande du papier vierge, bien blanc. A l'origine, le papier en allemand était désigné par « non coupable ». Le papier blanc aiderait Oscar à se libérer. Comme si il allait donner sa faute au papier et retrouve l'innocence. Volonté de redevenir blanc comme neige grâce aux avoeux; mais on se rend compte que c'est le reflet d'un être perturbé. La narration est très problématique.

    Problème aux niveaux des instances narratives. Il dit parfois « je », « tu » et « il ». Des fois on a une superposition des instances. Comme si le personnage ne savait pas qu il était et comment se définir. Narration d'un malade mental. Personnarge perturbé psychologiquement. Certains ont vu cela à la manière des enfants qui se désignent eux-mêmes. Interpretation bancale car Oscar dit parfois je. Mais aussi ce n'est pas un enfant. Le problème plutôt, c'est qu'on a une perte de repère de l'individu dans cette société d'après guerre, sorte de dissolution de l'être dans un monde qui a perdu toute logique. Il y a deux attitudes d'Oscar face à ces doubles isntances. Soit il superpose les personnes soit il les separe completement. p45 la scission « oscar se voit jouer à la balle comme unvéritable enfant de trois ans ». Ici oscar est à la fois acteur et spectateur. Donc soit superposition soit division. Le personnage ets quelque part son propre double. Etre partagé et divisé, il se voit comme un « je » mais aussi comme un autre. Personnage ambigu qui se définit parfois à travers d'autres figures qui sont aussi des figures doubles.
    Deux modèles : Goethe et Raspoutine. Deux tendances qui se concentrent en lui-même, pas d'unité. Idem lorsqu'il est divisé entre JC et le diable. Par exemple quand il va dans l'église avec sa mère il se voit en Jesus. Troupe des tanneurs aussi. Parfois il est le diable tentateur. Temps en temps jesus, temps en temps satan, ou goethe et raspoutine. Instabilité et fragilité derrière cette ambiguité.

    Ca montre que Oscar n'arrive pas à assumer le passé , qu'il se débat encore avec son propre passé et ses tourments. Narration éclatée, il n'arrive pas à avoir un rapport sain au passé. Il est rongé par la culpabilité. Ct narratino.

    Meme rpoblème avec le point de vue, la vision d'Oscar sur le monde. C'est toujours de biais, jamais frontal ou direct. Il va voir la tribune par derrière par exemple. Toujours décalage par rapport à l'événement qui nous est rapporté. Il voit le monde en contre-plongée. Il observe les scènes sans être vu. Vision déformée des choses cela nous donne. Mais aussi une vision fragmentée.
    Parce que il voit les choses de côté ou de dessous, mais en plus il les relate de manière illogique. Il met en valeur certains éléments et en laisse d'autres dans l'obscurité ou le silence. Tous les épisodes ne sont pas exprimés. On est pas dans un livre d'histoire. Par exemple disproportion. Nuit de Cristal qui prend tout un chapitre, et à coté de ça il ne sera jamais question du débarquement par exemple. La conscience choisit ce dont elle veut parler. Il survalorise certains détails en laissant d'autres elements dans l'ombre. (3e truc)

    Impression de distortion totale et finalement de chaos. Chaos de la narration et de la structure du texte qui finalement reflète le chaos du monde et qui reflète la conscience d'un être totalement perturbé qui n'arrivee pas à s'en sortir face à ses propres démons.
    Il part d'u brouhaha initial et essaie de reconstituer les choses de manières logique. Narration montre une sorte d'immense chaos avec lequel il n'a pas réussi à se dépêtrer. Cela renvoi à l'album de photo; trésor précieux pour Oscar. Ensemble de fragments qui mis ensemble doivent reconstituer un tout. Oscar tente pareillement avec son récit de recoller les fragments. Mais finalement le tout n'atteint pas cette coohérence voulue. Elements disparates qui ne parviennent pas à' l'unité. Chaos sans logique et sans sens qu'on retrouve dans l'après guerre.

    Pour conclure, on a là le recours par GG à un personnage profondéement marqué par la culpabilité qui va devenir le symbole du peuple entier. On voit que dans la narartion d'Oscar et l'écriture de GG c'est toute la honte refoulée d'un peuple qui se manifeste, dans les thèmes et la narration. Elle nous parle de la honte du peuple allemand, de la perte de repères des individus dans un monde devenu chaotique.

      La date/heure actuelle est Ven 24 Nov 2017, 7:41 pm