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    Cours du 05 Octobre 09, Mme Bayle, n°2

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    Cours du 05 Octobre 09, Mme Bayle, n°2

    Message  Admin le Mar 06 Oct 2009, 12:11 am

    notion de sexe (différences biologiques empiriquement (que l'ont peut constater par la vue) observables) et de genre (le masculin et le féminin en tant qu'ils sont culturellement / socialement construits, collectivement (école, famille, société, école...) => ici, les valeurs sont mobiles du point de vue de la culture et de l'Histoire. => constat d'une inégalité des sexes (notamment sous la période d'Ancien Régime : société partiarcale.)

    Socle théorique commun : La politique, le théologique et le médical.

    **SOURCES SAVANTES DE LA MISOGYNIE : Elles justifient la relégation des femmes dans la société, leur refuse le pouvoir, l'accès à la prise de décision.

    -> 1. Argument métaphysique : Génèse 2: La femme serait née d'une côte d'Adam. => signification : elle est "dérivée" de l'Homme. (contrairement à la Genèse 1: La femme est conçue en même temps que l'Homme) + elle est à l'initiatrice du pêché originel.

    -> 2. Argument philosophique : Philosophie antique. Aristote compare le masculin au féminin. Ce dernier est toujours imprafait par rapport au premier. Rôle important de l'ISOMORPHISME des organes de la génération : idée d'une réversibilité exacte de l'appareil reproductif de deux sexes. L'hypothèse d'une spécificité ne sera envisagée qu'à partir du XVIIème s.

    G. Bartisch 1575, "La fabrique du sexe" ; A. Vésule, "La fabrique du corps humain".
    Aucun étayage empirique: Le discours médical est tel que le poids de l'observation ne peut s'imposer.

    Cet isomorphisme impliqué dans le discours est celui des auteurs de l'age classique.
    Cette observation des identités, en dépit de la rigoureuse similitude qui en a résulta n'aboutit aucunement sur une éventuelle forme d'égalité sexuelle.
    Ses implications sont multiples:

    _ Selon Thomas L : possibilité de penser toute une gamme d'intermédiaires entre le mâle parfait" et la "femme inachevée" (homme imberbe, la femme à barbe, l'hermaphrodite...)

    De l'Antiquité à la fin du XVIIème s., il n'y a pas de différence oncologique (fondée dans l'être en nature) mais une différence de GENRE dans un certain rapport social et politique qui permettrait de distinguer différents types, une sorte de gamme qyudéclinerait sur un plan social ce sexe unique.
    Cette synthèse est vite critiquée par les historiens de la médecine (cf. Elsa Dorlain) : Cette dernière met en évidence que le schéma de l'isomorphisme est incontestable.
    La différence sexuelle ne se joue pas sur l'anatomie (les organes) mais sur la physiologie (leur fonctionnement) Elle remarque que Galien parle d'organes similaires mais dans l'idée qu'ils sont inversés, ce qui sonctitue une première connotation péjorative.

    Organes et humeurs sont censés fonctionner de manière différente qu'il s'agisse du corps féminin ou masculin.
    L'Homme = chaud, la femme = froid => mieux que sa compagne puisque le sang est chaud, ce dont il est davantage porteur.

    _ Théorie humorale : socle de la médecine ancienne : leur équilibre garantie une bonen santé. Elles sont au nombre de quatre, associées à un élément ainsi qu'à une planète.
    SANG = Jupiter, Vénus, air, chaud, humide ; PHLEGME = Lune, blanc ; BILE JAUNE = Mars; BILE NOIRE = Saturne (inventée, toutefois importante postérité puisque révèle l'origine de la MELANCOLIE, topos littéraire ayant connu une grande fortune, penser aux héroïnes des romans dix-neuvièmistes.)

    Rapport des humeurs/ planètes : Rapport d'analogie entre macrocosme et microcosme.

    _ Description physiologique et pathologique des femmes qui fondent leur infériorité avec la notion de tempérament différent.
    _ Homme = chaud => + de sang => + colérique contrairement aux femmes plus flegmatiques.
    L'homme transforme le sang en sperme tandis que les femmes, froides, ne sont en mesure de le "cuire" aussi, le perdent-elles (menstrues) bref...

    _ pathologie des femmes : Utérus considéré comme une sorte de vas renversé, matrice occasionnant de multiples maladies.
    Celle-ci est jugée comme étant dépendante de son utérus, au fonctionnement de ses organes => faiblesse.
    L'utérus est soumis à deux sortes de mouvements : s'ouvre/se ferme, et circule de haut en bas.
    Il est sensible aux odeurs ceci entrapinant des variations.
    Il est humide et sec. Sensible aux humeurs, spongieux et creux.
    ne peut pas consumer le sang en excès d'où les menstrues, il est froid.

    Toutes les maladies des femmes, selon l'imagination domination résulte d'engorgement ou d'assèchement... = maladies dites hystériques, adjectif usé jusqu'à ce que la psychanalyse s'en empare au XIXème siècle.

    Dans les comédies médicales de Molière, le médecin se rend à quelques rares exceptions près au chevet des jeunes filles. Le remède préconisé est toujours le mariage.

    _La chaleur : mouvement, santé, vie et force =/= Le froid : associé à un principe de débilité, vecteur de mort. Les femmes ne sont pas suffisamment pourvues de force vitale pour "cuire" le sang.

    _Idée de l'existence d'une semence.
    _Le corps féminin est toujours associé à l'idée d'un corps pathogène.
    _La corrélation entre La notion de tempérament et la caractériologie (une humeur = un caractère.)
    => abondance de traités.

    -> 3. rôles des clercs er des lettrés dans l'éducation.

    _ France devient un état moderne => des cadres administratifs sont nécessaires => création des universités. Connaissance du droit civil et canon.
    Les clercs chrétiens dominent : éviction des juifs, des femmes et des laïcs.
    une lutte est donc engagée visant à fermer l'université aux femmes, les maintenir dans la LOI SALIQUE. => emprise du pouvoir masculin sur la juridiction en France.
    SALIQUE issu de SALIEN : désignait les Francs entre le 4 et le 6 ap Jc, lesquels, ont un code de transmission inspiré du droit romain (utlisé par la suite par Clovis) Ce code pose un problème : Un article sorti de son contexte au 15ème s. élaboré à l'attention de la famille des Valois, corpus juridique, interdit aux femmes, la transmission de la couronne.
    = considéré commme escroquerie

    Au 15ème, les théologiens reprennent donc en main le monde monastique (les abbesses perdent de leur pouvoir)


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