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    Cours du 9.4.9

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    Cours du 9.4.9

    Message  Admin le Sam 11 Avr 2009, 10:39 pm

    en fond sonore, écoutez : http://www.youtube.com/watch?v=gYRnqclnZkQ&feature=related
    rdv ABSOLUMENT sur : http://www.ac-rennes.fr/pedagogie/lettres/bretagn/matbret/mat0.htm (Article d'Alain Monnier, "De la matière de Bretagne".)


    B. PLURALITE DES MATERIAUX

    -> procédé du COLLAGE emprunté aux autres arts. (MERZ :"Ready mades" -> voir : http://www.cnac-gp.fr/education/ressources/ENS-dada/ENS-dada.htm#merz) ;
    "Manifeste du bruit" (Russolo) (-> http://arts.fluctuat.net/luigi-russolo.html): mouvement futuriste effaçant les frontières des bruits et de la musique.

    * Bestiaire infernal ;
    * Tradition celtique ;
    * Tradition arthurienne.

    MORGANE cf. long monologue p.26 :

    => De nombreuses réf. au monde antique, figure du druide, la "braguette" Rabelais -XVIème siècle, le mont Gibel _signifiant "montagne" en arabe_ désignant l'Etna connu pour y abriter la fée Morgane.

    _ présentée comme une figure lubrique et grossière => incarnation de la luxure.
    _ réf. à la lit.médiévale : légende d'un chat monstrueux : combat Arthur vs Chapalu au-dessus du Lac de Lausanne ou du Bourget.

    LE CHAPALU

    -> Nous trouvons dans le Merlin- Vulgate ou Livre d'Arthus le récit qui suit, rapporté par Jean Paul Lelu (extrait de : Autour d’un roi des lutins, le Chapalu, Jean Paul Lelu, Bulletin de la Société de Mythologie Française, n°216, 2004.):

    « Un pêcheur du lac de Genève a manqué à sa promesse d'offrir à Notre Seigneur sa première prise. Au troisième coup de filet, il ramène un petit chat tout noir. Celui-ci ne tarde pas à devenir un monstre, le Chapalu. Il tue le pêcheur, sa femme et ses enfants, puis s'enfuit sur une montagne d'où il menace les voyageurs. Guidé par Merlin, Arthur se présente devant son antre et le provoque. Le Chapalu affamé se jette sur Arthur qui le tue. Le Mont du lac devient dès lors le Mont du Chat, qui comporte la Dent du Chat. …/… Qu'il soit péché dans un lac, qu'il vienne de la mer ou y retourne, le Capalu ou Chapalu est lié à l'eau. Il apparaît dans des épisodes liés à l'Avallon des Celtes, un Autre Monde, au delà de l'eau, où règnent les femmes et à leur tête la fée Morgue, dangereuse séductrice, sœur du roi Arthur. »





    (source : http://www.paysdebroceliande.com/broualan/lancelot.html )

    _ p.70 : baiser du serpent : allusion à "le Bel Inconnu", roman méd. de Renaud de Beaujeu.
    _ Tiolet le héros qui siffle (héros d'un lai de Marie de France? 1190), p.54
    _ Figure de Gauvain, le héros solaire (penser au édamon de midi" : midi = heure où les forces démoniaques sont en capacité de se libérer) : p.48
    _ p.68 : peigne serrant quelques cheveux de Guenièvre, "Le chevalier à la Charrette"

    * Mythologie classique :

    _Dieu Pan - Sphynx (ici : troupeau de Sphinx!), p.37 : procédé stylistique de "la liste", cette ébumération chère à Rabelais.
    _ Figures des magiciennes : Médée, p.41 et Circé p. 82

    * Mythologie de la Renaissance :

    _"Roland Furieux" (çà tombe bien : http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/feuilleton/fiche.php?diffusion_id=71670)
    _ Figure d'Angélique, fille du Roi de Chine, p.43

    * Tradition biblique :

    Ap. a en effet reçu une éducation catholique à Monaco.

    _ Figs. des "Faux Rois-mages" p.37-38



    Représentation du saint, assis sur sa colonne


    _ Enoch : p.72 (wikipédia : "C'est le même nom, initié, que pour le fils de Caïn : hébreu חנוך, grec ῾Ενωχ. Il est cité en Genèse 5 18-24. Hénoch, fils de Caïn, "initie" la nomination des lieux, et Hénoch, fils de Yared, "initie" le décompte des temps, Arrière-grand-père de Noé, il est le septième des patriarches de la lignée dont Adam est le premier et Noé le dixième. Hénoch a vécu en tout trois cent soixante cinq ans. Hénoch a marché avec Dieu et il n'a plus été là car Dieu l'a pris . Hénoch initie aussi le cas des personnes disparues, dont nul ne peut certifier la mort.)
    _ Elie, p.73-74
    _ "La légende dorée" p.76.: Siméon le Stylite (cf http://www.abbaye-saint-benoit.ch/voragine/index.htm et plus particulièrement : (wiki. : http://fr.wikipedia.org/wiki/Sim%C3%A9on_le_Stylite)

    "SIMÉON STYLITE
    (v. 390-v.459)
    Saint ascète syrien, il vécut durant 40 ans sur le sommet d'une colonne /
    Siméon Stylite (de stulos=colonne) qui vécut en Syrie dans la première partie du Ve siècle de notre ère est l'une des figures les plus extraordinaires et les plus pures des ascètes que suscitèrent les Églises chrétiennes d'Orient.
    Les charismes extraordinaires dont bénéficia Siméon et les mortifications incroyables qu'il s'imposa tout au long de sa vie, ont été attestés par ses amis et ses disciples.
    Né vers 390 à Sis en Cilicie, il fut berger durant sa prime jeunese, gardant les troupeaux de sa famille. A l'âge de treize ans il eut une vision qui l'incita à entrer dans un monastère où il s'initia à la prière, à la méditation et à l'art de l'éloquence sacrée.
    Quelques années plus tard, au cours d'une autre vision, un ange montra à Siméon la foule en blanc de tous ceux qui seront sauvés par lui. Mais pour cela, il doit se soumettre à une acèse parfaite et une soumission totale à Dieu.

    Un sceptre doré :
    Un autre jour, près de l'autel d'un martyr, l'ange lui remit un sceptre doré qui lui donnerait autorité sur les croyants pour accomplir sa mission en prononçant ces paroles : "Avec ce sceptre tu paîtras l'Église du Christ." Exemple parfait d'une ordination charismatique directe.
    Vers l'âge de 23 ans, Siméon se fit admettre dans une autre communauté à la règle plus stricte, où régnait une extrême austérité.
    Les moines n'y prenaient qu'un repas par jour, mais Siméon tint à les surpasser en se contentant d'un repas par semaine. Il tenait à conduire son ascèse à la perfection. Aussi, pour meurtrir sa chair, avait-il enroulé autour de son corps une corde de feuilles de palme nouée très serré.
    Or la puanteur qui s'éleva de la plaie incommoda les autres moines et le trahit. On dut, pour l'en débarrasser, tailler à vif dans la chair occasionnant une douleur si forte qu'il en perdit connaissance.

    Une ascèse excessive :
    Le supérieur du monastère ne pouvait admettre au sein de sa communauté un jeune moine qui voulût se distinguer des autres par une ascèse excessive. Il le fit surveiller, tester, contrôler, épier pour voir s'il se livrait à d'autres pratiques illicites, s'il accomplissait des miracles.
    Suspecté de Messalianisme, hérésie qui affirmait que l'on pouvait accéder au salut par une méthode ascétique extrême aux résultats garantis, il fut exclu du couvent.
    Siméon partit vivre dans un ermitage, au pied de la montagne. Il se soumit à une totale abstinence durant le temps du carême, inaugurant ainsi une pratique qu'il allait observer durant plus de vingt-cinq ans.
    Bien qu'il se fût retiré loin du monde, les visiteurs accoururent nombreux pour écouter ses prédications, solliciter ses dons de voyance et obtenir sa bénédiction.

    Soif de miracles :
    A cette époque charnière du développement des Églises chrétiennes, les croyants avaient soif de miracles. Ils considéraient la valeur et la sincérité des gens d'Église à l'aune de leurs charismes, des miracles qu'ils accomplissaient. Dans l'Église, le débat théologique sur la disparition des charismes a d'ailleurs été très vif. (lire Philippe Escolan).
    On disait : les simples croyants, chrétiens de base vivent sous la Loi, mais les ascètes et les moines vivent de leur Foi.
    Les moines estimaient être la preuve vivante du maintien des dons spirituels, des charismes dont furent dotés les premiers disciples du Christ.
    Ainsi, tous les jours, après ses prédications bi-quotidiennes des personnes en proie au doute venaient titiller et éprouver Siméon dans sa retraite. Lors d'une longue période de sécheresse, un cultivateur provoqua le saint homme devant plusieurs témoins, le mettant au défi de reproduire les miracles d'Élie : faire tomber la pluie.
    Or, avant même que Siméon à genoux n'eut formulé sa prière, une bourrasque de vent tourbillonna sur la montagne et une pluie diluvienne s'abattit sur la contrée.
    A tel autre qui lui demandait pour le tester de lui dire qui il était, Siméon répondit : "Tu es Ibas d'Apamée, sellier et marchand de tentes, tu as deux femmes, six enfants et trois concubines, et tu mourras demain, frappé par la foudre, sur le chemin de Damas".
    Au consul romain Aetius venu incognito rendre visite au saint homme, il prédit qu'il battrait les Huns et mourrait assassiné.

    Ermitage du Mont admirable :
    Après avoir séjourné trois ans dans cette retraite de plus en plus envahie par les curieux, Siméon gagna la cime lointaine du Mont Admirable et y vécut dans une sorte d'enclos à ciel ouvert, avec pour seul abri une hutte de palmes qu'il s'était aménagée. Son ermitage fut vite repéré et une foule de plus en plus exigeante et bruyante vint perturber sa tranquillité et le détourner de ses prières et de sa méditation.
    Ses prédications, ses dons surnaturels de voyant et de thaumaturge attiraient un tel flot de visiteurs qu'il résolut de s'éloigner encore et de s'installer au sommet d'une colonne, sur le promontoire rocheux d'une vallée aride. (D'où son surnom : le sylite, de stylus=colonne).

    Le stylite :
    La première colonne sur laquelle il vécut, avait quatre mètres de haut, la dernière, dit-on, près de dix-huit mètres ce qui obligeait les disciples à escalader une longue échelle pour lui apporter de l'eau et de la nourriture.
    Le diamètre de la plateforme ne dépassait pas deux mètres, et il y vécut le jour durant debout ou accroupi, dormant recroquevillé en chien de fusil. Il portait une simple tunique et un collier de fer. Quand il priait, à genoux, il entrait souvent en extase durant plusieurs heures.
    Les témoins de l'époque rapportent que la voix grave de Siméon portait au loin, que ses prêches et homélies étaient notées par des clercs et circulaient parmi les fidèles.
    De son perchoir il guérissait à distance les aveugles, les lépreux, les paralytiques. Il prévenait ses fidèles de malheurs imminents : séïsme, sécheresse, destruction des récoltes, famine, peste, attaques de brigands, invasion de sauterelles.
    Ces prédictions de catastrophes loin de démoraliser ses ouailles les incitait à se mettre sous sa protection. Ainsi, lorqu'ils passaient à travers ces malheurs annoncés, ils attribuaient leur sauvegarde aux pouvoirs d'intercession du saint homme.

    Tremblement de terre :
    On raconte qu'un jour, en pleine homélie, la terre se mit à trembler et que les fidèles agenouillés virent vaciller la colonne au sommet de laquelle prêchait le saint homme.
    Siméon ne se départit pas de son calme et, agenouillé, il pria le Seigneur d'épargner ses ouailles et de faire cesser le tremblement de terre qui heureusement ne fit aucune victime dans les parages. Considéré comme un miracle, cet événement fit davantage pour sa gloire que cent guérisons.

    Jaloux de sa renommée :
    es prêtres séculiers et les religieux du pays jaloux de sa renommée, le soupçonnèrent d'abord de s'infliger de telles mortifications par esprit d'orgueil.
    Les Pères du désert lui enoyèrent même un émissaire lui demandant de descendre de sa colonne et de suivre la route des Pères "approuvés". S'il refusait, ils menaçaient de le faire descendre de force.
    Cependant, respectueux de l'autorité de l'Église, Siméon affirmait qu'il était prêt à se soumettre à l'ordre de l'évêque de quitter sa colonne si ce dernier l'exigeait. "


    Représentation de l'ascète. -> Fig. de Merlin renvoie à la terre, chtonien vs Siméon dont le nom évoque le ciel, ouranien.

    * Tradition hébraïque :

    _ Lilith : la légende talmudique fait d'elle une fig. de la révolte. -> (wiki : Rabbi Yehouda Bar Rabbi l’explicite dans sa Genèse Rabba : «Le Saint béni soit-il avait créé une première femme, mais l'homme, la voyant rebelle, pleine de sang et de sécrétions, s'en était écarté. Aussi le Saint béni soit-il s'y est repris et lui en a créé une seconde”(Genèse Rabba 18:4). Puis : “Caïn qui se querellait avec Abel pour [la possession] de la première Ève, le tua… pour être sûr d’en être le seul possesseur (de la petite Lilith sa propre mère). À eux deux, ils engendrèrent la portion diabolique de l’humanité comme Adam et Ève en engendrèrent la portion bénéfique…” (Genèse Rabba 22:7-> 30).)
    (source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Lilith)



    Lilith (1892), par John Collier Lilith revisitée


    => Refus de se soumettre à D.ieu et Adama, symbolise également la mère résuite au désespoir, se voit représentée comme une Sirène ou une femme-serpent.

    _ Béhémoth, p.56 : "Béhémoth ou B'hemot (Bəhēmôth -- Hébreu, בהמות) est une créature mentionnée dans le Livre de Job, 40:15-24.
    Il est connu en arabe comme بهيموث (Bahīmūth) ou بهموت (Bahamūt) .

    Le mot est la forme plurielle de בהמה (bəhēmāh: désigne en hébreu biblique les animaux domestiques, le bétail, bahaim en arabe), mais c'est un pluralis excellentiae, une méthode hébraïque pour exprimer la grandeur en "pluralisant" le nom (cf. Elohim), ce qui indique que le Béhémoth est la plus grande et puissante créature terrestre.

    Métaphoriquement, le nom désigne toute bête de grande taille et/ou puissante. Un rorqual est donc parfois qualifié de béhémoth marin, ce qui est un contresens au vu de l'origine du nom.

    Le Béhémoth est présenté dans le Livre de Job comme la Bête, la force animale que l'homme ne peut domestiquer. Dans la religion juive, il est le symbole du démon et du mal. Son apparence est imprécise, les uns en font un taureau énorme, les autres un hippopotame [1] ou un rhinocéros. Dans un livre apocryphe d'Énoch, Béhémoth est un mâle, et sa compagne est le Léviathan, Dieu s'étant repenti de les avoir créés. Selon une tradition rabbinique, Béhémoth et Léviathan sont réservés pour le festin des justes qui aura lieu à la fin du monde.

    L'origine mythique du Béhémoth, comme celle du Léviathan, autre monstre de la création originelle, pourrait se trouver dans les légendes babyloniennes où ils représentent les deux monstres marins primordiaux du chaos originel, respectivement nommé Apsû et Tiamat. Le Béhémoth perdra, au seuil de l'ère chrétienne, ses attributs marins et deviendra un monstre terrestre. Dans Baruch syriaque (XXIX, 4), il est dit que les deux monstres, apparus au cinquième jour de la Création, seront servis en nourriture aux justes au grand banquet après la fin des temps. La même idée se retrouve dans le IVe Livre d’Esdras (VI, 47)." (souce : wikipedia)

    _ Figure du juif errant, p.75 : http://www.biblisem.net/etudes/parislje.htm ARTICLE DE GASTON PARIS n'allez pas sur Wiki. l'article est nul. En revanche, ce site est formidable : http://www.biblisem.net/index.html

    _ IOD, p.88, première lettre du Tétragramme divin (allez de nouveau sur Wiki : http://fr.wikipedia.org/wiki/YHWH) + clin d'oeil intertextuel à "Voyelles" de Rimbaud.

    Quel sens donné à ce synchrétisme, accumulation?


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    SUITE DU COURS DU 9.4.9

    Message  Admin le Sam 11 Avr 2009, 10:40 pm

    II.LES FIGS D'INVERSION -SUBVERSION

    A. UNE BIBLE INFERNALE

    _ inversion /perspectives chrétiennes EP pour se libérer de la pesanteur de l'héritage chrétien de Gr A.
    _Merlin = dorrespond à l'image de l' Antéchrist -> hop! direction : http://www.livres-mystiques.com/partieTEXTES/sedir/Mystiqchret/antechrist.html ;
    _¨Noël "à rebours" p.40 -> Noël funéraire : la mort se substitue à la naissance, l'obscurité à la lumière, p.38, nulle étoile mais une ombre guide les faux rois-mages ;
    _ Les fameux "faux rois-mages" ;
    _Les trois femmes au tombeau (-> Jésus ressuscite ; trois femmes vont au tombeau achever la préparation du corps de Jésus entamée hâtivement le vendredi soir une heure avant le début du sabbat qui cette année précédait d'un jour la fête de la Pâque juive. En arrivant au tombeau elles voient un ange desceller la pierre tombale, tandis que la garde terrifiée s'enfuit au Sanhédrin.
    L'ange leur donne un message pour les disciples Elles retournent immédiatement en ville, voir les disciples
    Pierre et Jean vont en courant au Sépulcre et constatent que le tombeau est vide
    Marie de Magdala se rend au tombeau et s'adresse à un inconnu. Or c'est Jésus qui lui parle.
    Jésus apparaît à Pierre etc.)
    Celles-ci sont remplacées par trois fées, p.47 ;
    _ Alusion à la Passion, p.49 ;
    _ Bestiaire infernal -> serpent chtonien ;
    _ Obsesion de la mort et du macabre, du corps en état de putréfaction : corbeau ; vautours, p.46 ;
    _ Lithurgie infenale, messe noire, p.65 ;
    _ Jeu sur Eros vs Thanatos -> copulation mortuaire, p.59.

    2. Sens du couple MERLIN / VIVIANE

    -> Entente impossible de l'Homme et de la Femme, antagonsime inconditionnel.
    _ Certes, il y eut une transmission, un échange effectif mais ce dernier a vite été effecaé par le motis de "l'Enchanteur enchanté" p.21 ;
    _ Viviane a trahit le vieil homme, elle se définit elle-même comme une femme "déloyale" et "décevante" p.20 et 79.
    _Nulle polarité négative ou positive ne permet de différencier les deux personnages, tout deux se complaisent dans le mail en un monde désaffecté par la présence divine.
    Des adjectifs dépréciatifs, connotant l'absence de morale, tendent à les rapprocher et les unir.
    Leurs ressemblances se conjuguent et permettent une communion dans la traîtrise.
    _ L'amour se révèle impossible ce que traduit tout particulièrement les chapitres VI et VII.
    _ La relation fantasmatique joue à plein dans la relation amoureuse p.80 ;
    _ Merlin incarne le Poète tandis que l'inexorable écart qui condamne l'homme et la femme à demeurer en des sphères distinctes et entraver leur union ne peut être comblé, aboli que par le dialogue poétique.
    _ L'onirocritique (interprétation des rêves) fait oeuvre de matière exégétique, p.43, les contours d'une réponse se dessinent, l'irréalité prenant la forme de la réalité.

    ONIROCRITIQUE : ce terme apparait sous la plume de Rabelais;
    _Par le rêve, la figur de Merlin est réhabilitée, sa revanche s'appuie sur l'avènement du rêve et le règne de la poésie.
    _ Le songe de vient prophétie, p.29 et annonce que "temps des enchanteurs reviendra" (le temps des poètes.)

    RIMBAUD : de nombreux emprunts au poète parsèment le texte : "Le bâteau ivre", "Une saison en enfer" corrélativement, des références à "Aurélia" de GERARD DE NERVAL.

    Ce texte fût salué tant par BRETON et que par l'ensemble des SURREALISTES.
    _ p.89 : Retour de la première personne ; tout ce qui précède est réduit au statut d'allégorie.
    Le poète réaffirme ses droits.
    Il se métamorphose en lion (réf. à Perceval, "digne de prendre part à la Sainte quête du Graal", également symbolisé par ce fêlin (rêve de Lancelot)?)
    Ses yeux se trouvent "multipliés", le poète est un voyant, en mesure de donner vie à l'imagination.
    _ p.90 : allusion au vin comme médiateur et source d'inspiration poétique.


    Liens :

    http://www.paysdebroceliande.com/broualan/broceliande-sources-anciennes.html
    http://www.chanson-de-geste.com/glossaire.htm
    http://littmedievale.chez.com/Lm001.htm


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