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    Message  Admin le Dim 19 Oct 2008, 10:25 pm

    Chap. II : Le théâtre de l'ANTIQUITE

    I. Le théâtre grec

    A.Les origines

    a) une orogine sacrée

    TRAGODIA ! terme provenant de "tragôs", le BOUC et ODE désignant un chant religieux accompagné du sacrifice d'un bouc. Ce denier est considéré comme la victime de prédilection du dieu Dionysos. Trois gendes fêtes liturgiques se produiaient en son honneur au cours de l'année : LES DIONYSIES URBAINES, les LENEENNES ainsi que les RURALES.
    Ce dieu étranger, barbare issu de l'Asie Mineure, inquiétant, dieu de l'ivresse jouissait d'une grande popularité en raison de son assimilation métonymique à la DEPOSSESSION DE SOI favorisant ainsi son lien étroit avec l'ASPIRATION POETIQUE.
    Ainsi, LES BACCHANTES d'Euripide s'inscrivent-elles directement dans la tradition des Bacchanales.
    Le DITHYRAMBE en est l'expression tumultueuse que portent des chants passionnés et enthousiastes accompagnés de danses rapides en l'honneur de Dionysos et constituant sans nul doute l'origine de la tragédie.
    La tragédie grecque s'inspire d'évènements empruntés à la légende héroîque, en rapport direct avec la Cité dans laquelle était donnée la tragédie. Aussi, cette forme dramatique a-t-elle dès prime abord entretenu un lien étroit avec la sphère POLITIQUE ("Oedipe-Roi" a ainsi été joué à Thèbes).

    b) Les concours

    -> LENEENNES : 6ème siècle, f^te des Bacchantes, présentaient essentiellement des COMEDIES.
    Son oublic est composé par des Athéniens pour la majorité car ces festivités se tenaient en hiver, lors du mois de Janiver, période durant laquelle on ne naviguait pas et donc peu favorable aux voyages.
    -> LES DYONISIES URBAINES : La TRAGEDIE y était reine tandis qu' une foule d'étrangers se retrouvait en vue de cette fête qui se tenait en Mars.
    Cet art qu'est la tragédie a d'emblée touché un public beaucoup plus large que la comédie. Les représentations étaient organisées par l'Eta et prenaient la forme de compétitions. La première phase de ces festivités correspondait à la désignation du CHOREGE, cotoyens aisés qui payaient un impôt supplémentaire dévolu à l' entretien et l' équipement des troupes, les faisaant instruire tout en assurant en outre leur rémunération à l'occasion des répétitions.
    Le chorège fournissait parfois vins et vctuailles aux spectaterus.
    La seconde phase s'attachait à la sélection des poètes admis à participer aux concours d'interprétations. Enfin, une dernière étape assignait à chacun des poètes un chorège ainsi qu' un protagoniqte ( un seul acteur ).
    Certains acteurs n'ont par ailleurs pas manqué de protester contre leur mauaise fortune en avançant l'argument selon lequel ils auraient perdu le concours en raison de la médiocrité des pices auxqulles ils étaient soumis. Plus tard chaque protagoniste interprètera une pièce appartenant à chacun des poètes en lice.

    2.De l'organisation à la représentation.

    Prélablement à la représentation, les troupes défilent face au public.
    La statue de Dionysos était retirée du temple et exposé devant le théâtre, arrivait un héraut du poète.
    La représentation commençait à l'aube.
    Le public s' y rendait la tête recouverte et ornée de couronnes; signe de pareté avec la cérémonie religieuse.
    A l'entrée, chacun des spectateurs se voyait délivré un jeton portant une lettre de l'alphabet désignant ainsi quelle esction de gradin il était tenu d'occuper. (origine de la disposition de nos places ctuelles).
    Le pris d'entrée était modie et s'élevait à 2 oboles et permettait d'assister à toutes les représentations, de l'aube jusqu'au coucher du soleil.
    Quatre ou cinq pièces étaient ainsi jouées sans entracte.
    La place téait offerte par l' Etat aux spectaterus les plus démunis.
    Les femmes d'Athènes sont autorisées à assister aux places biens que confinnées aux dernières rangées de gradins. Il semblerait que les esclaves et les métèques aient joui du droit d'y prendre également part.
    Quinze à dix-sept pièces sont ainsi présentées et se succèdent durant quatre jours, chose quasi inmaginable de nos jours mis à part le festival de Bayreuth consacré à l'Opéra.
    De nombreux témoignages écrits nous éclairent sur la manière dont se déroulaient ces festivités, les spectateurs se nourrissaient, se bagarraient en un brouhaha incroyable. Peu discipliné, le public antique n'hésitait pas à huler sa joie, siffler, applaudir aux plaisanteries obscènes des comédies génératrices de cris; la tragédie provoquait quant à elle cris de terreurs ou manifestations de l'horreur érpouvée par ses spectateurs.
    L'installation d'une police spéciale chargée de prévenir les bagarres parmi les gradins était ainsi nécessaire.
    Au terme des concours, dix juges tirés au sort votaient tandis que cinq d'entre eux rendaient le jugement définitif.
    Le public qui ne partageait pas toujours l'avis des juges les huer volontiers.
    Trois prix étaient toutefois décernés : Le premier au POETE, le deuxième au CHOREGE et le dernier au PROTAGONISTE.
    Les vainqueurs reçoivent une couronne de lierre et dédient un ex-voto (statuette, masque ou monument).

    b) La scène.

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Architecture_du_th%C3%A9%C3%A2tre_grec_antique
    Le théâtre grac était un édifice à ciel ouvert aussi les représentations n'étaient-elles possibles qu'en plein jour et lorsque le temps le permettait..
    Installé au creux d'unecolline et disposé en hémicyvle divisé en paliers horizontaux et comportant des escaliers, le théâtre était constituait des éléments suiva,ts :
    _Le THYMELE, autel siégeant au-seddus de l'ORCHESTRA.Une estrade dominait la SKENE: bâtiment où ls acteurs changeaient de costumes, les acteurs jouant plusieurs rôles..
    Face à la SKENE, se trouvaient le gradins du THEATRON puis le KOILON.
    Sur la façde de la SKENE sont déplacé des panneaux mobiles figurant la façade d'une maison ou d'un palais.
    Les personnages jouaient au fond de la SKENE surmontée de balcons dont les acteurs qui s'y trouvent représentent des dieux.
    Ce que nous appelons aujourd'hui la scène est un espace plat et circulaire : l' ORCHESTRA.
    Les pesonnages évoluent dans la SKENE ou sur des ESTRADES devant ou derrière elle.
    La tragédie est toujours jouées sur deux plans : Au fil du temps, le premier niveau sera surélevé : la SKENE (jusqu'à 2.50m possibles) séparant ainsi acteur et choeur.
    Les évènements se produisant à l'extèrieur sont relatés par un messager, ces scènes sont volontiers violentes, batailles et meurtres dont le repésentation était rpohibée par la poétique aristotélicienne.

    LE DECOR est constitué dequelques rochers, de sttatues de divinités ou de tombeaux quelques tombeaux. Vague et imprécis, il est utilisé indifféremment dans plusieurs représentations successives.
    De rares éléments étoffent celui-ci, une marmite ou une plante.
    En raison du cracatère rudimanetaire de la machinerie, ce théâtre n'a aucune prétention réaliste.
    Cet appareil est fait de poutres manoeuvrées au moyen de cordes, ainsi un personnage peut-il être soulevé à l'instar de Médée disparaissant emportée par un char ailé ou un dieu apparaître que désigne explicitement l'expression "DEUS EX-MACHINA" permettant ainsi l'intervention soudaine d'un dieu dans l'action.
    Le BRONETEION est un baril chargé de pierres et de pièces de métal dont la manipulation suggère le bruit de la pluie.

    c) Les acteurs

    Le CHOEUR : les choreutes et le CHORYPHEE dominant ce choeur.
    Les choreutes sont vêtus en satyres, ils prenaient part à la douleur et la joie du dieu Dionysos dont ils reléguaient les états d'âme à travers leurs chants.
    Douze puis quinze choreutes constituaient le choeur contre vingt-quatre pour la comédie.
    La tragédie mete en scène un seul peronnage, le protagoniste dialoguant ave le choeur; l'action s'étoofe peu à peu et finit par mettre en lice deux puis trois acteurs différents.
    Le protagoniste, acteur principal est en général un comédien célébre.
    Les rôles de ces accolytes ne sont quant à eux que secondaires.
    Les acteurs de la tragédie qui jouent des rôles importants et incarnent des rois ou des héos mythiques sont chaussés de cothurenes (chaussures à semelles hautes) et coiffés de péruque, cett accoutrement leur permettant sinsi de paraîître plus grands.
    En effet, les théâtres très vastes evaient permettre à ses spectateurs de reconnaître au premier coup d'oeil les différents personnages qui évoluaient au fil de ll'action.
    Des accessoires spécifiques contribuaient également à cet effet; leur port était très important, les acteurs incarnant plusieurs personnages au cours de la même pièce.
    Les vêtements : Tuniques pourvus de manches, descendant jusqu'aux pieds, couleurs différentes en fonction du rôle.
    L'acteur porté en outre un châle sur ses épaules, aussi ce costume ne favorisait guère le jeu physique.
    Les choreutes se déplaçaient légèrement.
    La comédie habillait la poitrine et le ventre de ses acteurs d' une sorte de "rembourrage" grotesque et de costumes agrémentés de petits accessoires. (ex. : "Lez Guêpes" ->petites ailes dans le dos des comédiens).
    Ce théâtre populaire ne brillait guère pour sa subtilité.
    Le visage des comédiens dissumlé par des masques peints dont l'objet était une reconnaissance aisée et rapide de leur rôle joué dans la pièce utilisaient des porte-voix.
    Les masques sont très caricaturaux, ils peuvent également évoquer des émotions (ex. masque de la colère, de la haine ou de la pitié). Ils sont percvés au niveau des yeux et de la bouche.
    Le masque tragique est plutôt réaliste a contrario du drame satyrique dessiné d'une barbe, d'oreilles pointues et d'un crâne chauve.
    Au second siècle après J.C., 76 types de masques différents existent au théâtre.
    Faits de bois, de cuir et de cire, ils sont particulièrement fragiles ce qui explique leur disparition. Nous ne possédons aujourd'hui que des reproductions en terre cuite, des ex-voto destinés à remercier tel figure divine d'avoir exaucé une prière ou encore des objets de décoration.
    Les acteurs récitaient leur rôle sur un ton assez conventionnel. tandis les choreutes chantaient tout en s'accompagnant d'instruments.
    Le jeu des acterus se boranait quant à lui à user de gestes réalisés avec les mains ou les doigts, codés et parfaitement interprétables parv le spectateur.(cf. Lacarrière)
    Les femmes n'avaient pas le droit de jouer aussi les rôles féminins étaient-ils exercés par des hommes.
    Le jeu des comédiens était donc particulièrement stéréotypé et conventionnel.

    d) La structure

    _ Ni rideau ni actes; les actions sont séparées en plusieurs parties : des EPISODES. Le passage de l'un à l'autre s'effectuait au moyen des intermèdes lyriques auxquels se livrait le choeur : chants ou dilaogues.
    L'ensembles des choristes et des acteurs est désigné sous le terme de COMMOS; seul le CHORYPHEE se trouve en doit de prendre la parole.Au fil du temps, le chant du choeur a disparu au profit du dialogue.
    Le texte : les mètres varient en fonction de la nature du texte, partie chantée ou parlée.Les strophes correspondent aux évolutions du choeur.
    Les parties parlées sont assujetties à une métrique difficile

    1.le prologue précède l'entrée du choer, ce prologue est souvent dit par un dieu;
    2.Vient la PARODOS : l'entrée du choeur;
    3.Les épisodes constitués de l'action; la STASIDA sépare chaque épidosde, le choeur marche soudainement sur place puis sort : l' EXODUS.
    Les cinq actes de la tragédie française sont les héritiers de l'organisation des cinq épisodes qui ponctuaient les pièces antiques.

    3) LA CATHARSIS

    = Purgation ou purification
    Ce terme appartient en out premier lieu au registre médical et dont Aristote a fait un terme philosophique. L'idée-maîtresse d' Aristote est que la tragésie ete le théâtre plus globalment sont susceptibles de soigner l' âme en lui procurant du plaisir.
    Aristote s'ooposait ainsi à Platon ainsi qu'à nombre d'écrivains qui voyaient dans le théâtre quelque choses de nuisible.

    a.Purifier la Cité.
    La catharsis liée à l'idée d'une purge en trouve l'orogine dans la théorie des humaurs élaborée par Hippocrate et ses médecins. Ses humeurs sont la bile, les larmes, le sang...
    La catharsis procèderais ainsi à l'instar d'une purgation à l'expulsion des secrétions mauvaises. Il s'agit donc de "guérir le mal par le mal".
    Le médicament usité en médecine est nommé PHARMAKON, il signifie à la fois "remède" et "poison".
    Le remède ne produit pas des effets agréables pour le sujet.
    Aristote réactive cette conception en vue de décrire le processus qui s'opère chez le spectateur.


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