Forum des étudiants de lettres de l'UB

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    cm 1 de comparée

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    cm 1 de comparée

    Message  Admin le Dim 05 Oct 2008, 4:49 pm

    Merci à 00:00 - 01:00 Samedi-Dimanche sur http://www.radiofrance.fr/francemusique/accueil/
    > Jazzistiques, émission du 4 Octobre. : ) Swing, swing, swing... Duke Ellington
    Bib.: L'Impromptu de Versailles, Molière;
    Le Songe d'une Nuit d'Eté, Shakespeare;
    Les Acterus de Bonne foi, Marivaux;
    Six personnages en quête d'auteur, Pirandello;
    Le Faiseur de théâtre, Thomas Bernhard.

    Dictionnaire de P.Pavis chez Dunod;
    de Corvin chez Larousse
    et bien sûr : Etudes théâtrales de Souiller, Florence Fix, Sylvie Humbert-Mougin et Georges Zaragoza.

    INTRODUCTION :

    Les créateurs, qu'ils soient peintres, musiciens ou écrivains envisagent deux manières de procéder ç une réflexion sur leurs oeuvres :

    _>par l'écriture d'un PARATEXTE : texte qui se situe en bordure de l'oeuvre elle-même, ainsi la préface;

    _> soit, ils incluent une réflexion sur l'oeuvre dans le texte mêm, ce dernier usage correspond à un METALANGAGE dont l'expression se manifeste à travers d'autres arts; l'art pictural en propose un exemple à travers le tableau de velazquez, "Les Ménines" dans lequel le peintre s'inclut dans le tableau. L'opéra présente des cas similaires, mettant en scène la figure de personnages musiciens.
    En littérature, retenons l'oeuvre du viennois Arthur Schnitzler, "Vienne au Crépuscuke" (Stock)présentant pour personnages principaux deux amis, l'un écrivain et le second musicien.





    Le métalangage en littérature concerne tous les genres littéraires et n'est propre à aucune époque spécifique.
    exemples :

    I) Le ROMAN : L'un des épisodes constituant "Les Rougon-Macquart" de Zola intitulé "L'oeuvre" en présente une excellente illustration.

    Résumé : "Camarade de jeunesse de Cézanne, ami et défenseur de Manet et des impressionnistes, Zola a résumé dans 'L' Oeuvre' toute son expérience du milieu et des problèmes de la peinture sous le Second Empire et les premières décennies de la IIIe République. Document de premier ordre sur ces 'Refusés', ces 'plein-airistes' que nous considérons comme les fondateurs de la modernité, 'L' Oeuvre' dit aussi la tragédie d'un homme, Claude Lantier, tempérament romantique hanté par des rêves d'absolu, le désir de 'tout voir et tout peindre. Des fresques hautes comme le Panthéon ! Une sacrée suite de toiles à faire éclater le Louvre !' Mais, devant l'incompréhension de l'époque, l'absolu du rêve deviendra celui de la détresse, et Claude, qui a commencé comme Manet, aura la même fin que Van Gogh." (Source :http://www.evene.fr/livres/livre/emile-zola-l-oeuvre-22440.php)

    Le projet de Sandoz ("Z" de Zola?!) est d'étudier une famille, de donner à voir "une humanité en petit"; ce projet n'est-t-il pas l'ambition même de Zola?
    L'inclusion ici employée est simple; un personnage représentant de l'auteur s'exprmie en lieu et plce de l'auteur.

    II. "Paludes", GIDE. Ce livre n'est que...l'histoire de son écriture.

    Résumé : "Dans ce livre écrit sous la forme d'un journal intime, un homme de lettres décide d'écrire un récit intitulé 'Paludes' : la vie d'un personnage languissant, abandonné à sa fantaisie morbide et retranché seul dans une maison bordée d'un étang. A peine en parle-t-il à ses amis, qu'ils en dissertent entre eux, mais lorsque l'auteur cherche à faire comprendre la véritable signification de son oeuvre, plus personne ne l'écoute." (Source : http://www.evene.fr/livres/livre/andre-gide-paludes-2771.php)

    Coincîdence entre la situation diégétique et celle de l'auteur. Le roman tel que Gide l'écrit ne produi pas véritablement de fiction mais se contente de réfléchir en permanence sur les conditions de sa propre création.

    L' OPERA : Strauss : "Capriccio" : Deux amis, l'un poète et l'autre musicien se disputent au sujet de la musique : doit-elle obéir à la paole ou inversement?
    Strauss donne la solution en composant cet opéra!

    Le THEATRE : Dès l'Antiquité, le théâtre a travaillé sur le PRINCIPE D'INCLUSION METATHEATRALE.
    Aristophane, "Les Grenouilles" :

    Résumé : "Les Grenouilles ont elles aussi un sujet littéraire. Avec les morts à quelques années d’intervalle, d’Euripide, Sophocle et Agathon, Athènes se retrouve privée de ses derniers Tragiques. Dionysos, dieu du théâtre, entreprend d’aller aux Enfers pour en ramener un des poètes. Une querelle opiniâtre s’engage entre Euripide et Eschyle. Celle-ci est l’occasion pour Aristophane non seulement de se livrer à un exercice de parodie et de critique littéraire, mais aussi de faire l’éloge d’un passé qu’il révère et d’un présent qu’il abhorre. La pièce connut un tel succès qu’elle fut jouée deux fois" (Source : http://www.lesbelleslettres.com/livre/?GCOI=22510100816340)

    LES OEUVRES DU CORPUS

    MOLIERE, L'IMPROMPTU DE VERSAILLES (IV)

    Oeuvre de circonstances datée de 1663. Elle fait suite à l'"L'Ecoles des Femmes" (Janvier 1663) considérée comme la première grande pièce de Molière. Cette pièce est écrite à partir d'une trame connue que Scarron exploita pour sa pièce "La précaution inutile". Le schéma en est le suivant : unne jeune fille est pupille d'un homme suffisamment âgé pour être son père à dessein de l'épouser. La pièce met en scène l'échec de ce projet (qui d'une certaine manière est également celui du "Barbier de Séville" de Marivaux.)

    L'oeuvre remporte un vif succés mais déclenche nombre de rivalités et de jalousies, Molière étant attaqué de manière extrêmement violente.
    Parmi, ses détracteurs, Corneille et son frère Thomas. Molière décide d'écrire une deuxième pièce : "La Critique de l'Ecole des femmes" créée la même année laquelle met en scène un groupe de personnes appartenant à la société contemporaine ayant assisté à "L'Ecoles des femmes".
    Chacun exprime un avis contraire.
    La pièce est ainsi consacrée au public de "l'Ecole"; la riposte est de nouveau très vive. Un auteur du nom deBoursault écriten riposte "Le portrait du peintre ou la contre-critique de l'école des femmes".
    Molière s'y trouve attaqué personnellment, l'auteur n'hésitant pas à insinuer que le mariage de Molière est incestueux.
    Le dramaturge répond par une nouvelle pièce, "L'IV" dans laquelle il met en scène les comédiens ayant joué dans "L'Ecole" ainsi que dans la "Critique".

    La querelle perdure bien que Molière y est mis un terme dans la préface de cette oeuvre par "L'Impromptu de l'Hotel de Condé"


    MARIVAUX, LES ACTEURS DE BONNE FOI

    Fin de sa carrière.
    Pièce que l'on a tendance à considérere comme le testament théâtral de l'auteur.
    a cessé d'écrire pour le théâtre en 1746. Entré à l'Académie française, il se consacre à ses travaux jusqu'à sa mort en 1757.

    M. écrit sans doute à partir d'une pièce qu'il aurait vue intitulée "La Répétion" (1735) ("divertissement pour une scène parisienne de la Foire où le théâtre dans le théâtre permet de mettre en évidence les jeux de « l'illusion comique » qui ne déplaisaient pas au narcissisme des acteurs et au sens publicitaire des directeurs de troupe.

    Cet Impromptu de Versailles du XVIIIe siècle est orné de « vaudevilles », strophes chantées sur des airs connus. Deux exemples contrastés de théâtre musical pour lequel Favart a presque tout inventé."; source : http://www.klincksieck.com/livre/?GCOI=22520100578740)

    L'actrice se plaint des rôles mal distribués mais les partenaires s'arrangent et la représentation est amorcée.

    La pièce de M. serait davantage une réflexion_celle d'un homme au terme de sa carrière_ sur ce qu'est le théâtre, un personnage dramatique qu'une oeuvre de combat ainsi que l'était celle de Molière.

    Marivaux reprend et use d'une thématique récurrente de son théâtre : LA PROBLEMATIQUE DE LA SINCERITE ("Les Sincères" : voir à http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Sinc%C3%A8res) du fait qu'il sonde en permanence le RAPPORT QUE L'ON ENTRETIENT AVEC L'AUTRE et donc la difficulté d' ETRE SINCERE.

    Le personnage de théâtre mis en scène relève d'un cas ^particulier du rapport social mis en scène.
    Le comédien est un cas paticulier de l'humain en général. Les "Aacteurs de bonne foi" finissent par jouer leurs propres situations, en découle un véritable brouillage.

    SHAKESPEARE, LE SONGE D'UNE NUIT D' ETE :






    La querelle d'Oberon et de Titania.
    Étude de Joseph Noel Paton (v. 1849)

    La problématique développée diverge de celles exploitées par les oeuvres précédentes.

    "Roméo et Juliette" : pièce de la passion amoureuse qui s'impose comme une vérité ABSOLUE, Roméo n'étant plus qu'amour Juliette et inversement.
    Les personnages sont déterminés et se fondent sur l'amour qu'ils nourrissent l'un pour l(autre.

    Il en est différemment du Songe. Le discours portant sur l'amour problématise "R et J". Corneille procède du même procédé de mise en miroir lorsqu'il écrit comme contrepoint au Cid, "L'illusion comique"(la figure du "héros national" du premier s'opposant au "matamores" du second)

    L'laboration de cette pièce correspond à une période dominé par l'écriture de sonnets amoureux.
    Ses préoccupations sont orientées vers l'amour, "Pieines d'amour perdu" (Love's Labour's Lost).
    Peu d'éléments biographiques permettent d'éclairer cet aspect.

    Une commande d'un grand seigneur serait à l'origine de la rédaction de la pièce; la pièce proposa en outre un phénomène similaire : une troupa d'artisans est chargée par ordre de Thésée de jouer une pièce. Une réduplicaion du fonctionnement du Songe paraissant ainsi mise en scène.


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    Le monde est un théâtre!

      La date/heure actuelle est Ven 24 Nov 2017, 7:42 pm